Discours prononcé par S.E.M l’Ambassadeur İsmail Hakkı MUSA, intitulé « Lesrelations euro-turques et des opportunités économiques et commerciales de Turquie, dans la conjoncture actuelle marquée par la crise », à la Chambre de Commerce - VOKA West-Vlandeeren

İsmanil Hakkı Musa 25.05.2012
Monsieur le Gouverneur,

Monsieur le Président,

Mijnheer De Gouverneur,

Mijnheer De President,

Dames en Heren,

Ladies and Gentlement,

C’est une grande joie pour moi d’être parmi vous aujourd’hui. C’est également un grand honneur que de pouvoir m’adresser aux distingués hommes d’affaires de la région de la Flandre Occidentale. A ce propos, je tiens à remercier les responsables de VOKA West Vlandeeren pour cette organisation.

Je suis très sensible à votre accueil très cordial durant lequel je tâcherai de vous parler des relations euro-turques et des opportunités économiques et commerciales de notre pays, dans la conjoncture actuelle marquée par la crise.

De l’économie mondiale et européenne

Après s’être fortement assombries en 2011, les perspectives de l’économie mondiale s’améliorent de nouveau progressivement, mais les risques de dégradation restent élevés. L’action des pouvoirs publics a joué un rôle important dans cette amélioration récente, mais il reste à résoudre divers problèmes fondamentaux.

La crainte principale est que l’économie mondiale restera exposée à des risques importants qui pèsent sur la confiance des consommateurs et des investisseurs. Dès lors que les pouvoirs publics disposent aujourd’hui d’une marge de manœuvre limitée, il est possible aussi que plusieurs chocs agissent les uns sur les autres pour produire une grave récession qui rappellerait celle des années 30.

Par exemple, les craintes accrues d’un choc pétrolier lié à la République Islamique d’Iran pourraient causer une montée des cours du pétrole qui pèsera sur la production dans la zone euro, amplifiant les chaînes de réactions négatives entre les ménages, les États et les banques.

En ce qui concerne l’Europe, les opérations de refinancement à long terme (trois ans) de la Banque Centrale Européenne (BCE) ont empêché une crise de liquidité imminente qui aurait pu aboutir à une crise bancaire.

Conjuguées à l’engagement pris récemment de renforcer le pare-feu de la zone euro ainsi qu’à des réformes budgétaires et structurelles (notamment en Italie et en Espagne), ces opérations ont entraîné une baisse des primes de risque souverain, même si elles ont augmenté de nouveau récemment.

Néanmoins, les marchés restent très préoccupés par les perspectives des pays plus fragiles de la zone euro. La crise dans la zone euro est le produit de l’interaction entre plusieurs forces structurelles.

Comme dans les autres pays avancés, il s’agit de la mauvaise évaluation des risques, de l’application de politiques macroéconomiques inappropriées pendant de nombreuses années et de la faiblesse des politiques et des dispositifs prudentiels.

Ces facteurs ont influé sur des failles propres à l’Union Économique et Monétaire (UEM) et vice-versa, accélérant l’accumulation de déséquilibres excessifs dans les secteurs publics et privés de plusieurs pays de la zone euro.

Si la dette publique extérieure globale de la zone euro est plus faible que celle des États-Unis et du Japon, la crise a mis en évidence des failles dans la gouvernance de l’ l’Union Économique et Monétaire. Le pacte de stabilité et de croissance a été conçu pour assurer la discipline budgétaire, mais n’a pas réussi à empêcher l’application de mauvaises politiques budgétaires.

Depuis le début de la crise, la zone euro a dû mettre en place de nouveaux mécanismes pour remédier en aide aux pays membres lourdement endettés, tout en appliquant une rigueur budgétaire draconienne.

Les craintes concernant le renflouement des investisseurs et l’alourdissement des budgets publics ont poussé les pays membres de la zone euro à envisager une restructuration de la dette souveraine de la Grèce.

Cependant, les projections des Perspectives de l’économie mondiale supposent que les dirigeants éviteront qu’un autre pays de la périphérie de la zone euro soit victime d’un cercle vicieux du même type que la Grèce.

L’édition d’avril 2012 du rapport sur la stabilité financière dans le monde (Global Financial Stability Report, GFSR) note les risques élevés qui continuent de peser sur la stabilité financière par rapport à il y a six mois, en dépit des mesures prises pour contenir la crise de la dette et du système bancaire dans la zone euro. Dans cette dernière, les pays et les banques font face à des besoins de refinancement considérables pour 2012, qui sont estimés à 23% du PIB.

Je mesure le poids des contraintes auxquelles l’Europe fait face : une dette massive, une croissance faible, un chômage élevé, une compétitivité dégradée et une Europe qui peine à sortir de la crise. À court terme, l’accent doit être mis sur la gestion de la crise.

À cette fin, la zone euro a besoin d’un pare-feu crédible qui soit suffisamment volumineux, solide et flexible pour freiner la contagion et faciliter l’ajustement dans les pays très endettés.

Il est nécessaire aussi d’établir un mécanisme de partage des risques du secteur privé qui repose sur un système financier plus intégré dans la zone euro.

Des relations euro-turques

Mais je l’affirme ici : il n’y a pas de fatalité, dès lors qu’une volonté commune nous anime, qu’une direction claire est fixée et que nous mobilisons pleinement nos forces et nos atouts. Ils sont considérables en Turquie:

une main-d’œuvre qualifiée et concurrentielle, une économie en plein essor (notre PIB a plus que triplé, atteignant 772 milliards de Dollars US en 2011 contre 231 milliards en 2002), une population de 75 millions d’habitants, un climat d’investissement libéral et réformiste (environ 30 000 sociétés à capitaux internationaux), des infrastructures technologiques récentes, un emplacement central et stratégique, un couloir et un terminal énergétiques pour l’Europe, des taxes réduites et des mesures incitatives, un vaste marché intérieur.

Nettement axée sur l’Union Européenne et forte d’une excellente implantation régionale, la Turquie joue un rôle de plus en plus important dans sa région et dans sa périphérie. Le statut de la Turquie a également changé depuis qu’elle est devenue, en octobre 2005, candidate officielle à l’Union Européenne. Ceci a conféré au pays un nouvel objectif stratégique plus uniforme, pointant dans une seule direction : celle indiquée par les critères politiques de Copenhague et par les critères économiques de Maastricht.

Nous avons réalisé l’Union douanière en 1996 et nous sommes le seul pays à le faire avant même de devenir membre à part entière.

En septembre 1959, la Turquie a fait sa demande afin de devenir un membre à part entière associé de la Communauté économique européenne (CEE). Par la suite, elle a déposé une demande d’adhésion officielle à la CEE en avril 1987.

La Communauté économique européenne a signé en 1963 un accord d’association « Accord d’Ankara » avec lequel notre histoire d’association avec l’UE a commencé. Je dois souligner que, le processus de l’UE pour la Turquie est une stratégie étatique.

Actuellement, nous traversons une période de stagnation dans notre processus de négociation avec l’UE. A ce jour, depuis l’ouverture des négociations de l’UE avec la Turquie en octobre 2005, 13 chapitres ont été ouverts et 1 provisoirement clos (chapitre 25 « science et recherche ») sur un total de 33.

Les 17 des 20 chapitres sont bloqués pour des raisons exogènes à la nature même du processus d’adhésion. 8 de ces chapitres (Libre circulation des marchandises, Droit d’établissement et Libre prestation de services, Services financiers, Agriculture et Développement Rural, Pêche, Politique des Transports, Union Douanière et Relations Extérieures) ont été bloqués conformément aux conclusions du Conseil de décembre 2006.

4 de ces chapitres (Agriculture et développement rural, Économie et Politique Monétaire, Politique Régionale, Clauses financières et budgétaires) ont été bloqués par une décision unilatérale prise par la France et 6 autres (Libre circulation des travailleurs, Culture et Éducation, Énergie, Justice – Liberté et Sécurité, Juridiction et Droits fondamentaux, Politique étrangère, Défense et Sécurité) restent bloqués par l’administration chypriote grecque.

La « réserve » de chapitres « ouvrables » s’élève donc aujourd’hui à trois. Il s’agit des chapitres 5 « marchés publics », 8 « concurrence » et 19 « politique sociale et emploi ».

La Turquie est une nation engagée dans le monde. Par son histoire, par sa culture, par ses valeurs d’humanisme, d’universalité, de liberté, elle y occupe une place particulière.

Néanmoins, afin d’entretenir la crédibilité du processus d’intégration de la Turquie à l’UE, les résultats concrets doivent être observés. Nous attendons de l’Union une attitude fiable et que l’Union respecte les engagements qu’elle a pris envers la Turquie. Nous sommes conscients que la Belgique ne manquera pas de continuer à assurer son soutien dans cette voie.

D’ailleurs, les réformes structurelles, aiguillonnées par le processus d’adhésion de la Turquie à l’UE, ont ouvert la voie à des changements complets dans de nombreux domaines.

Ces efforts visaient principalement à accroître le rôle du secteur privé dans l’économie turque, à améliorer l’efficacité et la résilience du secteur financier et à renforcer les bases du système de sécurité sociale.

Au fil de la dernière décennie, la Turquie a mis en œuvre une politique dynamique pour améliorer son contexte d’investissement et a réalisé des taux de croissance très élevés, ce qui a attiré l’attention des investisseurs tant régionaux qu’internationaux.

La Turquie représente un refuge et une terre d’opportunités pour les investisseurs étrangers. Les investissements étrangers directs en Turquie en 2011 ont grimpé en flèche et le pays a réussi à attirer 15,9 milliards d’Euro d’investissements étrangers. Les investissements étrangers directs (IED) en Turquie ont augmenté de 8,2 pour cent sur la période allant de janvier à mars en 2012 par rapport à la même période l’an dernier, atteignant 4,6 milliards d’Euro. Le fait que 75,2 pour cent des investissements étrangers directs proviennent de pays de l’UE démontre que la Turquie devient une base d’approvisionnement et de production pour l’Europe.

La baisse du taux de chômage est révélatrice du progrès réalisé par l’économie turque. De 12,5% en 2011, il est passé à moins de 10% au début de l’année 2011, et la tendance à la baisse se poursuit actuellement. Nous avons pu assurer 3,7 million d’emplois supplémentaires dont 1,5 million sont exercés par des femmes.

La baisse de déficit courant est aussi une des améliorations. Il est prévu que la baisse du déficit se poursuive en 2012 et 2013. A ce propos, le gouvernement turc a mis en application plusieurs mesures politiques, économiques, techniques et financières.

Soutenue par une croissance économique stable, la Turquie a également maîtrisé ses finances publiques ; la dette publique nominale générale définie par l’UE est tombée de 74 pour cent à 39,4 pour cent du PIB en neuf ans (2002-2011). D’ailleurs, nous visons à diminuer notre dette publique jusqu’à 32% du PIB d’ici 3 ans.

La Turquie respecte par conséquent depuis 2004 le critère défini par l’UE à Maastricht qui fixe le « seuil d’endettement public à 60% ». De même, de 2002 à 2011, le déficit budgétaire a diminué de plus de 10 pour cent pour tomber à moins de 3 pour cent, autrement dit l’un des critères de Maastricht défini pour l’équilibre budgétaire.

A l’heure actuelle, le déficit budgétaire de Turquie a décru jusqu’à -1,3%. Grâce à la prudence de sa politique fiscale, la Turquie est devenue ainsi l’une des économies européennes les plus performantes en termes de réduction de la dette publique.

La Turquie est actuellement le 13e pays le plus attractif pour les investissements étrangers directs dans le monde et le 9e dans les pays émergents, d’après l’indice de confiance d’A.T. Kearney.

La majorité des investissements étrangers directs effectués en Turquie proviennent de l’UE, de l’Amérique du Nord et des pays du Golfe. L’Europe, grâce à sa proximité géographique et à l’étroitesse de ses liens commerciaux, constitue le premier investisseur direct en Turquie.

Alors que de nombreuses économies n’ont pas réussi à surmonter la récente crise financière mondiale, l’économie turque a affiché une croissance de 9,2 pour cent en 2010 et de 8,5 pour cent en 2011, alors que les effets de la crise financière continuaient de se faire sentir à l’échelle internationale. De ce fait, la Turquie devient ainsi l’économie la plus dynamique d’Europe et l’une des plus dynamiques au monde.

Grâce à la mise en commun de tous ces efforts, la Turquie a obtenu des résultats économiques impressionnants. En d’autres termes, dans un délai très court, ces profondes réformes structurelles ont favorisé les IED en Turquie.

Alors que le pays attirait environ 1 milliard de Dollars US d’IED par an entre 1992 et 2003, ce chiffre a atteint environ 3 milliards de Dollars US en 2004, 10 milliards en 2006 et 16 milliards en 2011.

Bénéficiant d’une économie solide, la Turquie offre aux investisseurs un contexte d’investissement fiable laissant entrevoir des opportunités lucratives. Ces résultats encouragent aussi les experts et les institutions internationales à faire des projections qui témoignent de leur confiance dans l’avenir économique de la Turquie. Selon l’OCDE, la Turquie devrait afficher la plus forte croissance économique de tous les pays membres de l’OCDE sur la période 2011-2017, avec un taux de croissance annuel moyen de 6,7 pour cent.

Des accords bilatéraux sur la promotion et la protection des investissements ont été signés depuis 1962 avec des pays dont le potentiel permettait d’améliorer les relations bilatérales d’investissement.

Le principal objectif de ces accords bilatéraux sur l’investissement est de créer un contexte favorable à la coopération économique entre les différentes parties, en déterminant les conditions applicables aux investisseurs et à leurs investissements à l’intérieur des frontières des pays concernés.

Ces accords devraient permettre d’augmenter les flux de capitaux entre les différentes parties tout en garantissant la stabilité du contexte d’investissement. La Turquie a signé des conventions d’investissements bilatéraux avec 72 pays ainsi qu’elle a signé des conventions pour la prévention de la double imposition avec 75 pays.

Ces conventions permettent d’éviter une double imposition par compensation dans le second pays des impôts payés dans le premier. De plus, la Turquie a signé ainsi des accords sur la sécurité sociale avec 22 pays et des accords bilatéraux de libre-échange (ALE) avec 20 pays. Sur les 241 accords de fusions et acquisitions (F&A) conclus en Turquie l’an dernier, 138 ont été signés par une entreprise locale et une entreprise étrangère.

De la performance économique selon les secteurs

Grâce à ses atouts, la Turquie offre aux entrepreneurs un environnement d’investissement favorable dans différents domaines. La Turquie, qui affiche de grandes ambitions pour 2023, année du centenaire de la République, prévoit des objectifs grandioses entre autres pour plusieurs secteurs et 500 milliards de Dollars d’exportations ainsi qu’un PIB de 25.000 de Dollars par habitant.

Le secteur automobile turc, qui se développe de façon à préserver sa structure innovante et flexible dans un environnement de plus en plus concurrentiel, place le pays dans une position prestigieuse à l’échelle internationale : la Turquie, qui produit chaque année 1 million de véhicules, occupe depuis 2010 la 16e place mondiale dans la construction automobile ; c’est aussi le premier producteur automobile en Europe. Environ 70 pour cent de la production nationale est destinée à l’exportation.

La Turquie est, dans le monde, l’un des marchés de l’énergie connaissant la croissance la plus rapide à l’instar de sa croissance économique enregistrée depuis huit ans ; elle acquiert aussi rapidement une structure compétitive. Le marché turc de l’énergie offre une vaste gamme d’activités allant de la prospection pétrolière à la distribution et à l’exportation de pétrole et de produits pétrochimiques, et de la production d’électricité par toutes les sources d’énergie connues à la fabrication de machines et d’équipements.

Le montant total des investissements à effectuer pour satisfaire la demande énergétique turque d’ici 2023 est estimé à quelques 130 milliards de Dollars US. La Turquie fonctionne comme un terminal énergétique important dans sa zone en raison de son emplacement stratégique au carrefour de l’Asie et de l’Europe.

Concernant le potentiel géothermique, la Turquie se place au 7ème rang mondial et au 3ème rang en Europe. Grâce à son grand potentiel agricole et à son excellente capacité de production de biodiésel et de bioéthanol, la Turquie peut devenir le centre d’approvisionnement de l’Europe en biocarburants.

Pour mettre en place un marché de l’énergie commun avec l’Union européenne, la Turquie prévoit d’interconnecter son système énergétique avec le réseau de l’UCTE (Union pour la coordination du transport de l’électricité.)

De même, la Turquie se place en première position mondiale en ce qui concerne le taux de croissance des éoliennes et jusqu’à présent, seul 15 pour cent de son potentiel a été utilisé.

Comme vous le savez bien, le secteur de la chimie est un fournisseur important pour de nombreuses branches de l’industrie comme l’automobile, le cuir, le verre, les textiles et le papier.

En tant que grand producteur mondial de soude, de chrome et de bore, la Turquie bénéficie d’un avantage concurrentiel. L’industrie chimique turque compte environ 314 entreprises bénéficiant d’investissements étrangers et détient 13 pour cent des capitaux étrangers en Turquie.

Selon Vision 2023, programme national turc de prévision technologique, la Turquie a élaboré des stratégies sur les technologies environnementales, principalement les énergies renouvelables, la gestion des déchets, les technologies de l’hydrogène et le traitement des eaux. Le potentiel de la Turquie dans l’énergie solaire dépasse le potentiel total de plusieurs pays européens.

Par ailleurs, parmi les pays émergents, la Turquie est en 2012 le 3e pays le plus attractif pour les investissements immobiliers, d’après une enquête réalisée par l’Association des investisseurs.

Avec ses conditions climatiques et géographiques favorables, la Turquie est considérée comme un pays leader dans le monde de l’agriculture et des industries corrélées. L’augmentation des exportations des produits agricoles dans presque tous les secteurs renforce encore ce remarquable positionnement, plaçant le pays parmi les plus grands producteurs mondiaux.

Au plan international, la Turquie est largement en tête dans la production et l’exportation de nombreux produits agricoles. De plus, la Turquie est l’un des plus grands exportateurs de produits agricoles de la zone EMEA (Europe de l’Est, Moyen-Orient et Afrique du Nord) et affiche une balance commerciale nettement positive.

Quant à l’industrie agroalimentaire, elle a attiré des quantités considérables d’investissements étrangers directs, environ 4 milliards de Dollars US dans les dix dernières années, offrant aux investisseurs internationaux des opportunités d’investissements lucratifs.

Mesdames et Messieurs,

Du nouveau système d’incitation

Il convient de préciser que les investissements étrangers en Turquie devraient considérablement augmenter avec l’adoption du nouveau régime d’incitations à l’investissement que notre Premier Ministre M. Erdoğan a annoncé le 6 Avril dernier.

Le nouveau système d’incitations est constitué de quatre composantes fondamentales telles que les incitations générales, les incitations régionales, les incitations pour les investissements à grande échelle et les incitations pour les investissements stratégiques afin de promouvoir les échanges entre la Turquie et l’Union Européen.

En ce qui concerne les incitations générales, il s’agit de l’exonération de la TVA et de l’exemption des droits de douane. Parmi les incitations régionales, nous pouvons compter l’exonération de la TVA, l’exemption des droits de douane, la réduction des taxes, les subsides sur la part de la cotisation patronale, l’allocation des terrains et les subsides sur les intérêts.

Quant aux incitations pour les investissements à grande échelle, nous observons l’exonération de la TVA, l’exemption des droits de douane, la réduction des taxes, les subsides sur la part de la cotisation patronale, l’allocation des terrains.

Finalement concernant les incitations pour les investissements stratégiques, il est prévu ainsi que comme dans certains autres programmes d’incitations comme je viens de préciser : l’exonération de la TVA, l’exemption des droits de douane, la réduction des taxes, les subsides sur la part de la cotisation patronale, l’allocation des terrains, les subsides sur les intérêts et le remboursement de la TVA.

Je tiens aussi à vous informer sur les investissements prioritaires. Il se trouve les investissements dans l’exploitation minière, dans les tunnels à vent, centres de recherches, dans les zones d’expansion touristique ainsi que dans l’éducation primaire et secondaire par le secteur privé. Les investissements pour la circulation des personnes et des biens par transport ferroviaire et maritime font partie des investissements prioritaires.

Afin d’obtenir plus d’informations sur ce sujet, je vous invite à vous référer au document officiel mis à votre disposition, préparé par le Ministère de l’Économie de Turquie.

Au vu du développement évoqué ci-dessus, il est certain que la Turquie a considérablement changé durant ces dernières décennies tant du point de vue politique qu’économique. De même, la Turquie de 2023, qui célèbrera le centenaire de la République, sera extrêmement différente de la Turquie d’aujourd’hui.

Étant donné les objectifs ambitieux fixés par le gouvernement actuel, la Turquie de 2023 sera, selon les attentes, un membre plus prospère de la communauté internationale, contribuant à instaurer la paix et le bien-être à l’échelle mondiale.

Mesdames et Messieurs,

Des relations turco-belges

Les relations entre la Belgique et la Turquie datent de 1837 avec la reconnaissance par l’Empire d’Ottoman de l’Indépendance de la Belgique. Les relations diplomatiques entre nos deux pays ont été établies en 1848. La visite effectuée par le Duc de Brabant, futur Roi Léopold II de Belgique, à İstanbul en 1860 a apporté une impulsion considérable à nos relations. Depuis, elles ne cessent de se développer.

Au début des années 1840, les entrepreneurs belges, conscients de l’importance de l’Empire Ottoman mais aussi et surtout de son importance en matière de commerce international, commencèrent à venir s’établir à İstanbul.

Les relations économiques et commerciales datent de la première moitié du 19e siècle et continuent depuis lors à se développer. Les deux pays sont membres du Conseil de l’Europe, de l’OTAN, de l’OCDE, de l’OSCE et de l’OMC. La communauté turque, de plus de 220.000 personnes, est bien intégrée en Belgique, comme le montre la présence de plusieurs élus d’origine turque au Parlement Fédéral et Régional belge.

Les organisations telles que le Conseil des Affaires Belgo-Turques et bien d’autres organisations semblables ont été créées avec comme objectif celui de développer la coopération entre les sociétés turques et belges, en particulier dans le domaine de la construction, de l’énergie, de l’industrie et de la télécommunication. Ces structures ont également pour but de promouvoir la collaboration entre les PME belges et turques.

Mesdames et Messieurs,

Nos relations économiques et commerciales sont basées sur la Décision 1/95 (Union Douanière) datant du 1er Janvier 1996. Les Accords Bilatéraux de Protection et de Promotion des Investissements (1986), la Prévention de la Double Imposition (1987), l’Accord de Coopération Commerciale, Economique et Technique constituent le cadre juridique qui assure le bon fonctionnement des relations bilatérales tant économiques que commerciales entre la Turquie et la Belgique.

Pour les exportations, la Belgique a été le 16ème plus grand partenaire de la Turquie en 2011. Pour les exportations de la Turquie vers la Belgique, elles s’élevaient à 3 milliards d’Euro pour la même année (soit une augmentation de 11% par rapport au 2,7 milliards d’Euro en 2010.)

Pour les importations, La Belgique était au 16e rang des fournisseurs de biens à la Turquie en 2011. L’importation turque de biens de Belgique en 2011 s’est accrue de 3,9 milliards d’Euro (soit une augmentation de 14% par rapport aux 4,1 milliards d’Euro en 2010).

Malgré la crise, les échanges bilatéraux entre nos deux pays ont enregistré un volume en constante progression avec un montant de 7,7 milliards d’Euro en 2011. Toutefois, je ne pense pas que ces chiffres reflètent le potentiel réel d’échanges entre nos deux pays.

Les contracteurs turcs prévoient 2 projets en Belgique pour une somme totale de 38,8 millions d’Euro.

Les investissements directs des entreprises belges en Turquie ont été de près de 7,5 milliards de Dollar et les investissements de la Turquie en Belgique ont atteint 1,1 milliard de Dollar. Nous comptons actuellement 444 entreprises belges opérant en Turquie.

Des relations économiques turco-flamandes

Les 10 premiers articles dans l’importation flamande de Turquie selon les statistiques régionales sont les suivants :

- Automobiles, tracteurs, cycles et autres véhicules terrestres, leurs pièces et accessoires : 740.4 million €.
- Machines et appareils, matériel électrique et leurs pièces : 215.8 million €.
- Vêtements et accessoires du vêtement, autres qu’en bonneterie : 73.3 million €.
- Réacteurs nucléaires, chaudières, machines, appareils et engins mécaniques ; pièces de ces machines ou appareils : 72 million €.
- Matières textiles et ouvrages en ces matières autres qu’en bonneterie : 62.3 million €.
- Matières plastiques et ouvrages en ces matières ; caoutchouc et ouvrages en caoutchouc : 55.7 million €.
- Ouvrages en fonte, fer et acier: 45.6 million €.
- Matières textiles et ouvrages en ces matières en bonneterie : 38.9 million €.
- Fonte, fer et acier : 37.9 million €.
- Fruits comestibles ; téguments d’agrumes ou de melons : 37.6 million €.

Les 10 premiers articles dans l’exportation flamande vers la Turquie sont les suivants :

- Matières plastiques et ouvrages en ces matières : 595.7 million €.
- Fonte, fer et acier : 576.2 million €
- Automobiles, tracteurs, cycles et autres véhicules terrestres, leurs pièces et accessoires: 343.4 million €
- Réacteurs nucléaires, chaudières, machines, appareils et engins mécaniques ; pièces de ces machines ou appareils : 281.9 million €
- Produits chimiques organiques : 219.4 million €
- Ensembles industriels: 144.4 million €
- Combustibles minéraux, huiles minérales et produits de leur distillation; matières bitumineuses ; cires minérales: 99.2 million €
- Machines, appareils et matériels électriques et leurs pièces : 92.6 million €
- Produits pharmaceutiques: 83.1 million €
- Extraits tannants ou tinctoriaux (produits des industries chimiques ou des industries connexes): 54.1 million €

Nous croyons que les avantages accordés dans le nouveau système d’incitation conduiraient à des développements importants entre la Turquie et la Belgique et promouvraient les échanges internationaux.

Mesdames et Messieurs,

Il convient de préciser que le monde des affaires préfère, à juste titre d’ailleurs, éviter les problèmes politiques. Fort heureusement, nos relations avec la Belgique se développent dans tous les domaines à un rythme soutenu et particulièrement les relations politiques entre nos deux pays sont au beau fixe, tant au niveau national que sur les grandes questions d’ordre international. Je me permets de souligner que ces relations politiques se sont même amplifiées atteignant un nouveau stade de développement durant ces dernières années.

Les consultations politiques que nos Ministères des Affaires Etrangères ont entamées nouvellement à Ankara avec la récente visite en Turquie du Vice- Premier Ministre et Ministre des Affaires Etrangères, Monsieur Didier Reynders ont permis de confirmer notre volonté réciproque de développer d’avantage nos relations et ce à tous les niveaux.

Durant ces échanges il a été question évidemment de la Mission Economique Princière en Turquie, qui aura lieu du 15 au 20 Octobre prochain. Nous attacherons une grande importance à cet événement et nous œuvrerons pour que cela soit un réel succès. C’est une grande opportunité pour les milieux d’affaires des régions en Belgique comme en Turquie.

A cet égard, nous sommes prêts à approfondir toutes coopérations et collaborations en tant qu’Ambassade, Bureau du Conseiller Commercial et toutes autres institutions publiques et privées.

Tout en tenant compte des opportunités du marché turc et de l’importance du secteur privé belge dans le monde, nos deux pays peuvent être complémentaires afin de réaliser des coopérations triangulaires.

J’espère que ceci vous a permis tous, de revoir le potentiel et la capacité de la Turquie et de son marché et ce qu’ils peuvent offrir aux entreprises et investisseurs Belges.

Ik dank u voor uw aandacht


Pazartesi - Cuma

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